Carnet de route

PARKINSON EN VALLEE DE CHAUDEFOUR

Le 26/06/2006 par

Nous voici 4 courageux(ses) en partance pour grimper dans le Massif Central .Yann le grand organisateur a prévu une location de chalet en camping au bord du lac de Chambon. Bien lui en a pris car l’orage nous tombe dessus en arrivant. Départ vendredi soir afin d’être à « pied d’œuvre » plus tôt le lendemain.

 Matinale ment, nous nous retrouvons à randonner vers la Dent de la Rancune objectif une grande voie à la Crête du Coq juste en face .

Normalement lorsque l’on part grimper, on a un topo, voire une 25.000 du coin, effectivement nous on a tout ça . Normalement, on regarde le topo à la bonne page afin de trouver le pied des voies, c’est pas toujours facile . Nous on discute et on se trompe d’accès forcément. Une fois au pied de la Dent de la rancune on s’aperçoit que d’abord on ne peut pas accéder à la face de la Crète qui nous intéresse, ensuite qu’on s’est fourvoyé dans le topo, c’est pas la bonne page, et qu’il faut tout redescendre vers le sentier pour aller chercher un cairn qui nous mènera bien à la face sud. Evidement certains y sont allés de leurs commentaires disant que les gens qui font les topos devraient être plus précis dans les indications d’accès !

Au moment de la descente, l’averse nous cueille , ainsi la discussion inévitable du « j’y vais, j’y vais pas » se solde par un « on va au pied des voies, on découvre et on verra sur place ». Ce qui fut dit fut fait. On trouve facilement les voies , l’accès est facile et pas long,    ( ça plairait à Michel !) comme il est l’heure, on mange. Voilà-t-y pas que le temps vire au soleil, ni une puis deux, on s’harnache et on s’arrache dans la voie du Pilier une AD de 130 m en 5 longueurs pas + de  5a bref, tranquille tout en ayant la belle vue et assez aérienne.

Oui mais, souvenons nous d’hier, de l’orage. Vers la 4ème longueur, on l’entend qui gronde de l’autre côté de la combe , je pense qu’il va passer et nous tomber dessus, comme toujours c’est une question de temps .Je pars dans la 5ème longueur , mais je demande à Pascal de « sonder » Yann ( il grimpe avec Sandrine) afin de connaître son avis, au cas ou il serait peut être judicieux de tirer les rappels de suite histoire de pas se faire trop mouiller ? Bof, reste une longueur, on sort. OK garçon d’ailleurs moi ce n’est pas pour me déplaire . Il est ici utile de préciser que Pascal et Sandrine sont débutants en falaise et encore plus en grande voie. Bref, nous sommes sur la crête tous les 4, je balance un 1er rappel espérant rejoindre un relais judicieusement placé qui nous ferait gagner une longueur. Echec, il manque 2m, c’est rageant mais je remonte vite à un relais de notre voie .  Lorsque les autres arrivent, l’orage arrive sur nous et la pluie torrentielle qui va avec. C’est impressionnant de voir la vitesse à laquelle la paroi se transforme en une multitude de mini cascades.  On jette le 2ème rappel bien mouillé, c’est à ce moment qu’un curieux phénomène parkinsonien débute chez Sandrine , genre tremblante du mouton ! Elle est bientôt rejointe par les 3 autres , c’est compulsif et ça ne nous quittera plus jusqu’en bas.

On a pu tirer nos rappels, vaillamment sans qu’il n’y ai de plainte de nos 2 débutants. Bravo à eux car on ne les a pas épargnés pour un début, c’était tonitruant comme un orage en montagne !! Au final une belle voie, puis 2 heures de pluie battante + grêle , mais pas trop froid malgré tout. A la voiture, un strip-tease  rapide , tout balancé dans le coffre et à la douche.

A quelque chose malheur est bon , car la question de savoir si on allait au restau ne se posait plus , la « truffade » devenait obligatoire et l’apéro ainsi que le vin ont été  offert par l’encadrement . Je ne sais pourquoi nos deux amis n’ont pas désiré grimper le lendemain en falaise (au Rivalet), ils ont préféré la balade au bord du lac et le pédalo !

 

Eric BRACQUEMONT







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