Carnet de route

Merveilles de la Jonte, s'élever pour tutoyer les vautours

Sortie :  Weekend escalade du 04/04/2015

Le 14/04/2015 par Jean Charles Royer

Non, vous n’allez pas lire un documentaire animalier, mais le récit d’un formidable weekend d’escalade, organisé et encadré de main de maître. Et d’une ambiance géniale pour notre groupe de cinq. De très beaux souvenirs.

 

Pour ce weekend de Pâques, Laurent FESNIN  proposait en effet d’aller grimper dans les gorges de la Jonte, petite rivière de Lozère qui se jette dans le Tarn, et dont la vallée est dominée par de superbes falaises de calcaire orangé, partie intégrante du causse Méjean.

 

Le trajet de moins de cinq heures (presque uniquement sur autoroute, donc facile) nous amenait vendredi soir dans les gorges du Tarn, où nous prenions possession d’un mobil-home tout neuf (super bonne idée comme hébergement : abordable, au sec et au chaud, convivial).

 

Samedi, le ciel étant couvert et le vent plutôt frisquet, nous décidions de découvrir les falaises de Meyrueis, couennes de 20-30 m assez plaisantes pour cette première journée (cotation 4c à 7c). Une belle variété de voies pour commencer ce weekend et répéter quelques manips de base.

 

Le passage par le café de Meyrueis nous a permis d’en savoir un peu plus sur l’activité locale et la rudesse des hivers (le patron nous a conté, avec son accent bien languedocien, les joies de la Lozère dépeuplée mais aussi les charmes de cette région l’été).

 

Après un apéritif joyeux arrosé de San Pellegrino (notre pétillant du weekend), dîner léger (la notion de relativité prend tout son sens ici ) pour reprendre des forces, avant de s’attaquer à un problème de géométrie qui a bien animé les débats (niveau 4ème, quand même).

 

Dimanche, le soleil montrait ses premiers rayons. Temps agréable pour se lancer dans les voies de la Jonte. Une bonne marche d’approche nous amenait au pied des voies du secteur Bitard, l’un des plus abordables pour nous en termes de difficulté (5-6) avec un large choix de couennes et de grandes voies.

Laurent entraînait Philippe et Emmanuel dans la première grande voie du weekend : quatre longueurs dans le Jardin Enchanté, une belle ascension de 130 mètres. L’occasion de faire le point là également sur les manœuvres au relais, et d’acquérir de l’expérience pour les deux seconds de cordée, notamment l’espacement entre les points parfois assez important.

 

Pendant ce temps, Marie et moi testions des voies d’une longueur, assez variées, dominées par la masse impressionnante de la Roche Décollée. Beaucoup de grimpeur(se)s semblaient s’être donné rendez-vous dans ces voies abordables.

 

Laurent, redescendu de son Jardin (« suspendu », Emmanuel ?), nous précédait en tête dans l’ascension de Plaisirs de Cocagne, une voie de quatre longueurs également d’environ 100 mètres, pour attaquer le goûter. Escalade très variée, dalle à trous au départ, contournement d’une belle arrête, passage dans une faille et une fin assez coton sans prises où nous avons tous les trois dû chercher une solution assez longtemps. 

 

Quatre heures d’ascension et descente pour arriver au pied de la voie (enfin, un peu plus loin que prévu ) presque à la tombée de la nuit.

 

Lundi, grand soleil. Un temps idéal pour grimper et se lancer dans le Bitard, voie de quatre longueurs d’une centaine de mètres, elle aussi assez variée.

 

Départ sur un mur raide, seconde longueur en dalle avec travail très intéressant pour poser pieds et mains, dominée par une terrasse confortable pour le second relais, une longueur tout en fissure et une fin assez facile pour arriver sur une petite plateforme dominant la vallée. Petit bain de soleil.

 

Et là … juste lever les yeux : les vautours planaient à moins de 10 mètres autour de nous, spectacle magnifique.

 

Difficile de quitter le secteur sans tenter encore quelques voies d’une longueur. Laurent se lançait dans la première longueur de Vent Arctique (4 longueurs en 6a-6b). Mais cette partie très engagée était trop longue pour notre corde, impossible d’atteindre le relais. Une prochaine fois, c’est sûr. Car lorsqu’on a découvert la Jonte dans ces conditions, on n’a qu’une envie, y revenir très vite.

 

Merci à Laurent pour l’organisation tip-top et pour tous ses conseils et sa bienveillance dans les voies, à Marie pour son dynamisme et sa complicité (elle m’a sauvé la vie au bord du gouffre Emoji), à Philippe et Emmanuel pour leur bonne humeur et leur gentillesse.

 

 

Jean-Charles







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